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Pourquoi il faut lire et s’inspirer des Orateurs du passé.

Pourquoi il faut lire et s’inspirer des Orateurs du passé.
            Il faut lire et s’inspirer des Orateurs du passé.

 Phrase résumé de l’article :

Nous admettons que la clef de l’art de bien parler s’est perdue. Si nous sommes d’accord sur le constat, nous refusons, en bons modernes, d’admettre que notre mépris du passé est une des causes de ce savoir perdu.

L’homme moderne n’aime pas le passé

Nous n’avons de cesse d’admirer les orateurs du passé : ils parlaient bien, avaient du vocabulaire, une bonne syntaxe, connaissaient les figures de style, s’attachaient à la connaissance de la philosophie, de la logique. Leur articulation était musclée, leur voix posée. A les entendre, on se sentait emporté, séduit. Ils savaient nous convaincre et même lorsque nous n’étions pas d’accord avec eux, ils ne nous ennuyaient jamais.

Si nous les admirons et reconnaissons leur talent oratoire, nous ne les imitons pourtant pas. L’homme moderne voit l’orateur du passé comme doué certes, mais poussiéreux, désuet, dépassé. Lire de grands textes pour avoir du vocabulaire ? A quoi bon ! Nous avons ordinateurs, tablettes, écrans plats qui nous donnent toutes les connaissances voulues dans la minute.  Les dictionnaires, les encyclopédies ? Dépassées, avoir un langage châtié fait ringard et précieux, il faut parler jeune et branché. Muscler son articulation ? Cela rappelle par trop les voix ampoulées de ces journalistes des années d’avant guerre, c’est sophistiqué et vraiment pas naturel.

Mais alors quoi ? Nous reconnaissons le talent des orateurs du passé et ne leur trouvons que des défauts dans le même temps. N’ont-ils vraiment rien à nous apprendre ?

Les orateurs du passé ont tout à nous apprendre.

          Les orateurs du passé, comme les peintres, les musiciens d’alors, s’inspiraient de leurs aînés. Non pour les copier servilement mais pour utiliser leur technique, et trouver leur propre style.

Ils ne pensaient nullement que l’art naissait avec eux. Ils étaient conscient et reconnaissants aux anciens de tout le savoir accumulé, de tout le travail acquis, des recherches transmises, génération après génération.

Ils n’avaient ni l’orgueil ni la paresse des modernes. S’ils admettaient volontiers l’existence d’une prédisposition au talent oratoire, ils ne négligeaient pas pour autant l’importance du travail, de l’apprentissage, de la technique et de la pratique. Ils mettaient cette technique au service de leur art et de leur talent. Loin de se comporter en médiocres copieurs, ils savaient de plus, adapter le savoir acquis des anciens aux exigences de leur époque. C’est ainsi qu’ils ont su faire évoluer l’art oratoire tout en l’assimilant pour mieux le dépasser.

Nous voyons les Grecs réciter leurs textes qu’ils avaient préparés laborieusement et appris par cœur. La forme compte beaucoup pour eux, le discours est découpé en 5 parties rigides voire en 6, et hiérarchisées : l’exorde, la proposition, la narration, la confirmation, la réfutation et la péroraison. Cicéron, plus tard, va faire évoluer sans l’abandonner, ce format, pour s’attarder davantage sur les trois piliers logos, ethos et pathos, à savoir, l’importance de plaire, d’émouvoir et de convaincre. S’inspirer des anciens, n’empêchait ainsi nullement d’être créatif.

La connaissance du passé, pour mieux le dépasser

           Nous le voyons, les grands orateurs du passé nous ont laissé les bases les plus solides de leur art. Des bases et des enseignements si forts que leurs démonstrations éclatantes n’ont cessé de traverser les ans.

Si certains de ces enseignements, de ces techniques nous semblent désuets et dépassés comme la déclamation ou la théâtralité vocale, la grande majorité  doit être redécouverte et appliquée pour qui veut devenir un bon orateur.

En effet, si ces techniques ont été suivies et appliquées par des générations d’orateurs qui n’ont eu de cesse de les suivre pour les perfectionner, elles ne sauraient être inopérantes pour l’homme moderne.

C’est la raison pour laquelle, lire et s’inspirer des orateurs du passé, loin de faire de soi un orateur ringard et démodé fera de nous des orateurs brillants et éclairés, comme le furent ces grands orateurs du passé pour s’être inspirés de leurs aînés.

Fin

 

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De la pratique, encore et toujours de la pratique.

Mercredi 4 avril 2018

De la pratique, encore et toujours de la pratique.
De la pratique, encore et toujours de la pratique.

Phrase résumé de l’article : Lart de bien parler n’est pas réservé à une petite élite talentueuse. C’est un art qui s’enseigne et s’apprend. Nous pouvons tous avec de la pratique et du sérieux devenir de bons orateurs. La maitrise de cet art grandiose nous aidera  dans tous les domaines de notre vie tant le talent oratoire est reconnu et admiré. Réveillez l’orateur qui est en vous, par de la pratique, encore et toujours de la pratique.

 

La pratique est la maîtresse de l’art

« Je ne crains pas l’homme qui a pratiqué 1000 coups une fois mais l’homme qui a pratiqué un coup mille fois » dit le dicton. Derrière ce proverbe populaire se cache une vérité profonde : la pratique est le maitre de l’art. Sans pratique, pas de savoir faire, sans savoir faire pas de talent, sans talent,  pas d’expertise.

Notre  culture occidentale valorise l’écrit. Dès l’école primaire, l’enfant écrit. Il doit écrire et encore écrire jusqu’aux dernières années d’enseignement supérieur et plus tard dans sa vie professionnelle.

L’oral est délaissé. A quoi bon, nous savons parler, alors pourquoi apprendre à parler ? Le langage n’est il pas le propre de l’homme ?

Chaque enfant a appris à parler en s’imprégnant des mots des autres, de sa mère d’abord, des siens ensuite, en écoutant, en répétant.

Et pourtant. La peur de répondre au professeur qui pose une question dont on connait la réponse, le trac d’aller au tableau réciter sa poésie ou de parler en public ne sont liés qu’à ce manque d’entrainement et de pratique. Je sais parfaitement parler mais étrangement, j’ai peur de faire ce que je sais parfaitement faire !!

L’art de bien parler repose sur  d’autres notions que celles du langage articulé. Être à l’aise à l’oral sous entend de ne pas éprouver un trac paralysant, d’avoir des choses à dire, de savoir classer ses idées, d’avoir une bonne mémoire, de savoir convaincre, émouvoir et emporter l’adhésion. Cet art s’enseignait autrefois, il n’allait pas de soi. Il existait même un baccalauréat de rhétorique ; c’est dire l’importance qu’avait l’expression orale alors.

On nous a dégoutés de l’art oratoire en ne l’enseignant plus, pire, en cachant qu’il peut être enseigné et qu’il le fut. Enfin, en mettant en avant de beaux parleurs, énarques,  professionnels brillants de la langue de bois, adeptes et inventeurs du politiquement correct, de l’art de ne rien dire. Leurs discours froids et mécaniques nous détournent de l’art du parler vrai. Pourtant, tous les tribuns et  les grands orateurs, les vrais, remuèrent les foules, surent enthousiasmer et fédérer.

La pratique est l’art des humbles.

Être un bon orateur est indispensable pour qui veut réussir. Et ce, dans tous les domaines : Professionnel, mais aussi social et privé.

Comment ? Par de la pratique. Nous avons la chance d’avoir dans notre vie quotidienne de nombreux « cobayes » qui nous aideront grandement à progresser : le garçon de café, la caissière, le collègue, nos relations… Exerçons nous, chaque jour, à mieux parler. Cela, afin de rendre à chacun le pouvoir de ne plus se laisser manipuler par les mots des autres et renouer avec le talent merveilleux que possède chacun d’apprendre à  bien parler , à parler juste, à parler vrai.

La pratique est la clef de tout talent. Le cordonnier qui est bon dans son domaine ne l’est que par la pratique, que par la répétition d’un métier, d’un geste, mille fois répété. Le pianiste virtuose ne pratique pas moins la même recette, répéter, refaire et répéter.

L’orateur qui se désespère de ses mauvais résultats ne doit pas se décourager. Seule la répétition et la pratique feront de lui un bon orateur. Ses échecs, loin de l’éloigner de son talent ne feront que l’en rapprocher. Comment ? Toujours par la pratique.

Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage.

Nicolas Boileau, ce grand poète nous le rappelait « Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».  La pratique, loin d’être ennuyeuse et répétitive nous ouvre au contraire les portes de l’aisance, de la facilité. Un geste répété 1000 fois devient simple et naturel. Plus l’orateur s’exercera dans son quotidien a parler et  parler, meilleur il sera.

Plus il exercera son talent à débattre, discourir et convaincre, plus forts seront ses arguments, ses réparties, ses stratégies.

La pratique, loin de faire de nous des machines, nous libère. Elle rend naturel ce qui resterait laborieux si nous n’avions l’humilité, vingt fois sur le métier, de remettre notre ouvrage.

Fin

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Les orateurs sont devenus des lecteurs.

Mardi 27 mars 2018

Un orateur n'est pas un lecteur
                     Un orateur n’est pas un lecteur

                                                                                                                                                        

Phrase résumé de l’article   

Si l’on courrait autrefois pour écouter les bons orateurs, qui étaient nombreux, ce n’est  guère le cas aujourd’hui. C’est qu’aujourd’hui, les orateurs ne parlent plus. Ils lisent.

 

Les notes  de l’orateur sont les béquilles du peureux

Nous sommes surpris lorsque nous regardons les orateurs du passé de constater que l’immense majorité parlait sans notes.

L’enseignant de la 3ème république connait son cours sur le bout des doigts. Il l’a en lui et jamais aucune note ne traine sur son bureau.

C’est qu’il a été, comme les élèves dont il a la charge instruit dès son plus jeune âge, à l’improvisation. Sa mémoire, entrainée grâce au par cœur des récitations et au calcul mental sait retenir. Il a de plus, appris à faire un plan et à y insérer ses idées dans un ordre logique, ce qui va structurer sa pensée.

Le politicien a la Chambre parle sans notes, il ne cherche jamais ses mots. Dans ses discours, nulles scories, pas de mots parasites, pas de « euh », « en fait », « effectivement ». Tout est limpide, clair, court et concret.

C’est que lui aussi a été instruit, dès son plus âge à l’art d’improviser, de préparer, de retenir.

Cela s’arrêtera avec Jules Ferry au début du 20ème siècle qui décidera de (suite…)

L’éloquence est un art et un don

Vendredi 16 mars 2018

L'éloquence est un art et un don
              L’éloquence est un art et un don

 

Phrase résumé de l’article :

On confond souvent la rhétorique avec l’éloquence. L’éloquence n’est pas l’art de bien parler, c’est l’art de plaire, d’émouvoir et de convaincre.

L’éloquence est un mystère

L’éloquence a toujours fasciné les orateurs. Recherchée tant pour sa beauté que pour sa force et sa rareté, ce graal inaccessible ne s’offre pourtant pas souvent.

Si nous sommes capables de reconnaitre l’éloquence, nous ne savons pourtant pas la reproduire, la théoriser.

Cicéron nous disait déjà que «  La rhétorique est née de l’éloquence et non le contraire ». Cicéron voulait nous dire que c’est en observant des orateurs éloquents que la rhétorique a théorisé l’art de bien parler et non l’inverse. Les orateurs éloquents n’auraient pas appris leur art, ils auraient transmis un savoir faire naturel, devenu art, par imitation. Ainsi, l’éloquence ne s’enseignerait pas. Cicéron ne dit pas que l’art de l’éloquence est né de l’éloquence, il nous dit que c’est la rhétorique qui est née de l’éloquence.

Ce que veut dire Cicéron, c’est que l’orateur éloquent n’a pas appris l’éloquence. Il possède la rhétorique, qui est l’art de bien parler, art qu’il a appris, mais son éloquence naturelle, elle, ne s’enseigne pas.

Ainsi, l’éloquence serait en quelque sorte le vêtement lumineux de la rhétorique.

L’éloquence est un mystère car elle n’a pas de règles. Elle peut être sobre, bruyante, tapageuse. Elle peut être dans le geste, dans le regard, dans un silence… C’est parce que nous ne pouvons la définir et la théoriser qu’elle nous échappe et nous trouble. Elle brise tous les codes et toutes les règles : C’est lorsque le Général de Gaulle s’énerve et que sa voix monte dans les aigus qu’il est le meilleur, qu’il nous touche, car on sent une sincérité, une émotion.

C’est quand celui qui est attaqué ne répond pas et baisse la tête que son silence pèse et nous émeut.

On dit que les silences de Mozart, c’est encore du Mozart. Oui, car un silence, s’il est bien placé s’entend, il est alors éloquent car il est juste.

Ces effets d’éloquence sont forts et marquants parce qu’ils sont rares et tellement humains. Ils sont rares car la nature est avare d’éloquence.

Pourquoi il n’est pas donné à tous d’être éloquent

La triche, le mensonge et l’hypocrisie n’ont aucune place dans l’éloquence, puisque l’éloquence vient du cœur, qu’elle est sincérité et passion. La vertu et l’honnêteté seraient ainsi la condition de l’éloquence.

« Pour me tirer des pleurs, il faut que vous pleuriez «  dit Boileau. Cette phrase illustre bien la nécessité que doit avoir l’orateur pour nous toucher d’être touché lui-même.

L’orateur qui en fait trop, qui simule la colère ou l’indignation laisse souvent froid car on sent alors le comédien ou le charlatan, qui grossit toujours le trait et veut juste nous bluffer.

Oui, l’orateur éloquent sait utiliser le pathétique mais seulement si nécessaire et avec parcimonie.

La nature elle-même nous apprend que les mouvements passionnés ne doivent éclater que par intervalles. Voyez la foudre : même dans un orage, elle ne gronde pas constamment et sans interruption.

Le cœur humain aime être remué et échauffé. Mais de façon juste et toujours à propos.

Pour toucher l’autre il faut être capable de toucher SON ETRE et non son paraitre, son masque social. L’éloquence atteindra son être profond au-delà des apparences et du costume social.

C’est pourquoi nous confondons souvent l’éloquence avec la grandiloquence. La grandiloquence n’est pas l’éloquence, elle n’est que son masque. Elle n’est que la tentative désespérée de lui ressembler et de l’imiter, d’où ses outrances.

Un orateur n’est éloquent que s’il nous remue

L’éloquence n’est pas la persuasion, puisque «  On peut persuader sans être éloquent et être éloquent sans persuader » nous rappelle Géruzez1

L’éloquence est une émotion, une émotion capable de se transmettre. Mais pour se transmettre, une émotion doit être forte et vraie et trouver un écho dans celui qui nous écoute.

L’orateur éloquent est donc celui qui parle avec son cœur. C’est celui qui est capable de ressentir des émotions. Mais pas seulement. En plus de ressentir des émotions, il doit aussi être capable de les transmettre.

D’où l’intérêt aussi de choisir son auditoire et de savoir adapter son discours à ce dernier. Un syndicaliste brillant et zélé qui s’exprime devant des patrons du Menef ne fera aucun effet, malgré son éloquence. L’inverse est tout aussi vrai. Pour être éloquent et marquer les esprits, il faut un minimum d’affinités avec ceux qui nous écoutent. Il est donc important de savoir se connecter à son public, de le connaitre, de savoir ce qui le touche et l’émeut, et alors, là l’orateur peut devenir le vecteur de son public, il peut retranscrire les émotions que ressent son propre public. Il sera d’autant plus éloquent s’il possède la technique, la rhétorique, l’art de bien parler.

L’orateur éloquent ne se mettra pas en avant. Il sera éloquent car il aura fait siennes les émotions de son public et saura les retransmettre, c’est la raison pour laquelle il touche tant son public qui se reconnait en lui. C’est parce qu’il sait capter et retransmettre les émotions des autres, qu’il ressent aussi, que l’orateur éloquent, en plus d’être bon, est aimé. Le public, voit en lui, comme dans un miroir, le reflet de ce qu’il ressent, sans savoir l’exprimer.

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FIN

 

 

 

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Prendre la parole en public facilement et rapidement

Prendre la parole en public facilement et rapidement

Parler en public, être écouté et convaincre de Pascal Haumont ( 2015)

Le livre :

Un excellent petit guide qui aborde l’essentiel de l’art oratoire de manière simple et très pratique.

Des conseils concrets et très efficaces sur la respiration, la préparation, le corps dans l’espace, le regard, la voix et bien d’autres choses.

Enfin un guide qui nous plonge directement dans l’art de faire de manière simple et concrète avec des résultats immédiats.

Très efficace.

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Mardi 6 février 2018

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Faut il suivre une formation pour être un meilleur orateur ?

Mercredi 15 novembre 2017

Faut il se former pour être un bon orateur ?
Faut il se former pour être un bon orateur ?

 

« J’aimerai grandement m’améliorer en art oratoire. Je me demande si je dois suivre ou non une formation ou est ce que la lecture de guides pratiques peut suffire ? »

Jean-Marc, Blois

Réponse.

Jean-Marc

Cette question touche tous ceux qui veulent devenir de meilleurs orateurs et il n’y a pas de réponse unique.

Tout dépend de deux choses :

  • Ou en êtes-vous en art oratoire ?

Quel est votre niveau ? Quelles sont vos difficultés ? C’est important car selon votre problématique, une formation pourra ou non vous être utile. D’où l’importance de poser le bon diagnostic sur votre situation. En effet, le problème n’est pas le même pour celui qui a un simple problème de timidité mais une aisance orale sans difficulté que pour celui qui a un phrasé décousu, un problème de syntaxe, un manque de vocabulaire.

  • Que recherchez-vous ?

Voulez vous simplement vous améliorer, devenir un bon orateur,  ou mieux devenir un orateur professionnel ?

La aussi, selon votre recherche, la réponse ne sera pas la même. Si vous souhaitez simplement vous améliorer pour être plus à l’aise au quotidien, une formation n’est pas forcément nécessaire, d’autant plus que nous avons à notre portée de nombreux livres, vidéos, conférences gratuites, souvent d’un bon niveau…..Ici, écoutez votre intuition. Si vous ne ressentez pas le besoin de suivre une formation comme étant indispensable, n’y allez pas.

Cependant, si votre recherche est plus exigeante, que vous souhaitez devenir un bon orateur, maitriser les codes de l’art oratoire pour des raisons professionnelles et que vous voulez vraiment et profondément vous améliorer, alors une formation sera  nécessaire. Les formations collectives dans ce cas feront très bien l’affaire. Complétez les en lisant, écoutez les orateurs qui vous inspirent, ceux que vous admirez, cela vous aidera à trouver votre style.

Enfin, si vous avez une exigeante plus profonde encore et que vous souhaitez devenir orateur professionnel, oui, une formation vous sera nécessaire et même indispensable et je dirai même plusieurs.

En effet, un formateur agira tel un miroir, il verra ce que vous ne voyez pas forcément : vos qualités, vos défauts, vos blocages, votre potentiel. Il saura, surtout si vous prenez des cours particuliers adapter sa formation à votre demande et à vos objectifs.

En conclusion :

Une formation est toujours, si on la choisit bien, une excellente démarche, puisque l’on apprend, que l’on se perfectionne.

Une bonne formation peut transformer votre vie, vous ouvrir des portes que vous ne soupçonnez même pas, vous offrir une promotion, régler de nombreux problèmes personnels, faire décoller votre carrière, vous enrichir.

Suivre une formation est le meilleur investissement que vous puissiez faire car investir en soi est toujours le meilleur investissement qui soit.

Bon courage

 

 

Le crime de l’orateur-Prise de parole en public : 3 secrets et 60 techniques, de Fabian Delahaut, 2012

Mardi 14 novembre 2017

 

 

Fabian Delahaut, homme de théâtre, ancien élève du cours Florent, auteur, écrivain et coach nous livre ici 60 techniques d’art oratoire regroupées en 3 thématiques.

Ce livre unique, original  et rare nous offre de nombreuses clefs pour devenir un meilleur orateur.

Le style du livre, plein d’humour et d’expression imagées nous aide grandement à utiliser les clefs de cet art un peu trop élitiste.

Ce qu’il faut retenir du livre :

Fabian Delahaut aborde sa discipline l’art oratoire sous un angle quelque peu nouveau.

En effet, à travers 3 grands chapitres :

  • « Réussissez votre entrée et votre sortie »,
  • « Ayez toujours une page d’avance » et
  • « Soyez relâché »

puis 60 techniques : 

  • « toutes voix dehors »,
  • « la force du silence »,
  • « faites comme si »……..

Des conseils simples et pratiques pouvant être mis en application très facilement.

Un livre qui sous le masque de la légèreté et de l’humour est bien plus profond qu’il n’y parait.

A lire afin de devenir facilement et de façon agréable un bon orateur.

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« Qu’est ce qu’une respiration inversée » ?

 

 Lundi 9 octobre 2017respiration inversée

 

 

« Vous parlez de respiration inversée, de quoi s’agit-il ? J’ai conscience de mal respirer mais je ne comprends pas l’idée d’un sens à la respiration ».

Vincent

Hauts de Seine

Réponse.

Vincent,

Notre respiration a bel et bien un sens. Lorsque nous respirons pour l’immense majorité nous inspirons en faisant monter l’air que nous absorbons vers le haut de notre corps.

Nous aspirons de l’air de l’extérieur que nous faisons remonter à l’intérieur de notre corps, vers le haut. D’ailleurs, nos épaules se soulèvent.

J’appelle cette respiration inversée car elle est incorrecte. Elle est inversée.

Comment devons nous respirer ?

Vous devez inverser votre inspiration et amener l’air que vous inspirez, non plus vers le haut du corps mais vers le bas.

Il s’agit alors d’une respiration ventrale. Vous allez bien aller chercher l’air à l’extérieur mais vous allez le diriger vers votre ventre et non vers vos épaules.

Vous devez imaginer que votre ventre est un ballon vide. Lorsque vous inspirez, vous allez gonfler ce ballon. Votre ventre va alors se gonfler. Lorsque vous allez expirer, c’est-à-dire expulser l’air inspiré, votre ventre va alors se creuser.

Cette respiration ventrale est la respiration correcte, celle qui va vous apaiser et qui va le mieux vous oxygéner. Nous ne la pratiquons pas car on ne nous a pas appris à bien respirer.

Parce que nous respirons mal, nous sommes nerveux, stressés et impatients.

Que faire ?

Sachez que comprendre que votre respiration est incorrecte ne va pour autant tout régler.

Les habitudes prises ne vont pas disparaitre du jour au lendemain.

Votre corps va résister et ne va pas accepter des habitudes nouvelles. Il aime le confort et les automatismes de l’habitude.

Il va vous falloir ruser. Comment ? En pratiquant une respiration ventrale quelques minutes par jour, et de plus en plus plusieurs fois dans la journée. Cette respiration deviendra alors plus régulière et comme elle vous apportera force et bienfaits, vous la multiplierez et avec le temps, elle deviendra automatique.

Lorsqu’elle deviendra naturelle, vous vous demanderez comment vous avez l’ignorer pendant tant d’années.

Bon courage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comment bien respirer ?

 

 

Comment bien respirer ?

 

« J’ai l’impression de mal respirer, je m’essouffle vite et je respire sans méthode. Comment bien respirer ».

Henri

Chartres

Réponse.

Henri

La respiration est très importante puisqu’elle conditionne la bonne émission du son qui ne repose que sur le souffle.

Il y a trois types de respirations mais la seule qu’il faut adopter est la respiration ventrale.

Les conseils de base :

  • Il faut avant tout vous tenir droit afin de ne pas casser votre colonne d’air.
  • Votre respiration doit être basse.
  • C’est le ventre qui doit se gonfler, et non les épaules qui montent.
  • On prend conscience de cette respiration en s’allongeant sur le dos, en plaçant une main sur son ventre et en gonflant son ventre par son inspiration : la main est soulevée. Lorsqu’on expire, le ventre se creuse.

Pour être à l’aise dans sa parole, il faut augmenter sa capacité respiratoire, il faut développer ses poumons. Comment ? En inspirant lentement par le nez et en gonflant le ventre, expirer lentement par la bouche en multipliant par 2 voire 3 le temps d’expiration, il faut donc expirer très lentement, par la bouche en débutant puis par le nez ensuite.

Attention a ne pas avoir une respiration inversée : quand vous inspirez votre ventre rentre et quand vous expirez, détente. Pour corriger cela penser à l’accordéon :

 Il faut aussi respirer plus lentement, cela va ralentir votre rythme cardiaque et vous apaiser.

Au début, cela vous paraitra difficile, surtout si vous avez des années de mauvaise respiration derrière vous.

Allez-y progressivement, 5 minutes par jour, respirez en conscience en faisant descendre vers votre ventre l’air inspiré, un maximum d’air et expirez très lentement. Rappelez-vous que vous parlez sur l’expiration, cette dernière doit donc être la plus longue possible.

Cette bonne respiration, contrôlée au début, deviendra alors automatique avec de l’entrainement.

 Une bonne respiration oxygène toutes nos cellules y compris celles du cerveau. En plus de vous déstresser, votre cerveau et vos pensées seront plus claires si vous respirez bien. Et votre parole sera plus fluide.

Rappelez-vous que bien respirer s’apprend,  alors entrainez-vous.

 Bon courage.

 

Un grand timide peut il devenir un grand orateur ?

la timidité et la notion de personne-personnage dans l'art oratoire

« J’aimerai devenir un très bon orateur mais je suis si timide que je n’y crois plus. Un grand timide peut il devenir un grand orateur ? »

Merci

Marc, Nemours

Réponse :

Marc,

La timidité peut sembler être un frein à une prise de parole en public réussie qui nécessite confiance en soi, affirmation de soi, mise en avant.
Cependant, cela est trompeur en raison d’une notion peu connue et abordée dans l’art oratoire : La notion de Personne- Personnage.

De quoi s’agit t’il ?

Vous dites être un homme timide mais de qui parlez vous ? Vous parlez du Marc privé. Du Marc dans son intimité, dans sa vie de tous les jours avec ses amis, sa famille, sa femme, ses enfants….
Mais l’art oratoire et la prise de parole, c‘est autre chose, et c’est là que la notion de Personne-Personnage intervient.
Vous devez distinguer clairement la personne que vous êtes intimement, dans votre vie privée, avec votre conjoint, vos amis, vos enfants de celle que vous êtes (le personnage) quand vous devez prendre la parole en public.
Être capable de faire la distinction entre les deux vous aidera grandement.
C’est parce que nous mélangeons les deux que nous sommes dans la confusion.

Comment FAIRE ?

On est mal à l’aise, honteux, on se sent minable et pas à la hauteur lorsque nous prenons la parole en public, car nous restons rivé à notre petite personne. Nous pensons que c’est elle qui s’exprime. Notre personne privée ( le papa, le conjoint, l’ami, le copain, le salarié humilié,la maman). Et une petite voix nous dit que cette personne si simple ne peut pas être un grand orateur ni même un bon orateur.

Il faut totalement se couper de sa petite personne pour entrer dans son personnage. Son personnage social. Celui qui doit prendre la parole ( le prof, le Manager, l’Élu d’entreprise ou politique, l’avocat, l’étudiant, l’employé…). Vous devez entrer dans votre personnage social et professionnel qui exige de vous une prise de parole.  Ne pas vous confondre avec votre personne privée, qui elle, n’a NUL BESOIN d’être bon orateur.
De grands comédiens et de grands acteurs confessent être de grands timides dans leur vie privée. Comment font-ils ? C’est qu’ils jouent tout simplement. Ils séparent parfaitement leur petite personne privée du personnage qu’ils doivent incarner sur scène.
C’est uniquement lorsque vous aurez compris et opéré cette distinction personne-personnage que vous vous glisserez presque avec jeu dans la peau de votre personnage professionnel lorsque vous devrez prendre la parole en public.
Essayez Marc, jouez votre rôle, soyez acteur, et vous serez surpris.
Ne mélangez plus le Marc privé et le Marc public.
C’est le Marc privé qui est timide, le personnage social Marc n’a pas le droit de l’être, distinguez les deux, jouez le jeu.

Bon courage.

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Fénelon, Dialogues sur l’éloquence : 1718

 

 Fénelon,  homme d’Église passionné d’art oratoire avait beaucoup étudié et réfléchi sur ce dernier.

Il nous livre ici  trois Dialogues à la manière de Platon, remplis de raisonnements empruntés à ce philosophe.

Fénelon n’a fait que résumer dans ces Dialogues les principes qu’il appliquait lorsqu’il avait à parler en public. Il nous donne le secret de sa méthode et de son éloquence.

 Ce qu’il faut retenir du livre :

  • Fénelon  insiste sur l’importance d’imiter la nature et de bannir tout ornement, tout ce qui alourdit le dialogue.
  • De ne pas trop montrer les ficelles de son art, de sa technique
  • Il est attaché à l’ordre qu’il distingue des divisions dans le discours, divisions qu’il récuse car elles viennent selon lui de la scolastique.
  • Il offre une technique sur l’articulation du discours avec une idée de crescendo.
  • Il dénonce les faux brillants et tout le clinquant des ornements du discours.
  • Il raille le bel esprit et le clinquant inutile.

« La véritable éloquence n’a rien d’enflé ni d’ambitieux; elle se modère, et se proportionne aux sujets qu’elle traite et aux gens qu’elle instruit; elle n’est grande et sublime que quand il faut l’être. »

Les 20 dernières pages sont de moindre intérêt puisque l’auteur des Aventures de  Télémaque y traite de l’éloquence religieuse qui n’est pas notre sujet.

Un livre ancien mais plus moderne qu’il n’y parait.

A lire afin d’avoir des bases solides.

Liens

Format kindle (gratuit)             http://amzn.to/2jDdq88

Format livre :                          http://amzn.to/2y8WFnK

 

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« J’ai tout essayé mais mon trac ne me lâche jamais ».

Comment gérer son trac

Je dois régulièrement prendre la parole en réunion. C’est toujours un drame, j’en suis malade des jours et des jours à l’avance. Le résultat est toujours mauvais.

J’ai pourtant essayé de nombreux remèdes, tous impuissants. Comment gérer son trac ?

Jean Pierre, Haute Savoie

Réponse.

Jean Pierre

Ce que l’on ressent dans votre question, c’est l’immense focus que vous mettez sur votre problème : « j’ai le trac, j’ai le trac, je n’ai que le trac ».

Vous avez une très grande conscience de votre problème et cette obsession vous ronge. Vous le dites d’ailleurs : « j’en suis malade des jours et des jours à l’avance. »

 De quoi s’agit t’il ?

Le trac est une trop grande conscience de soi. On est focalisé sur ce que l’on ressent. Ici c’est de la peur. La peur de parler en public, qui n’est que la peur d’être jugé, d’être mal jugé.

A cela se mêlent d’autres peurs,

  • Peur de bafouiller
  • De perdre le fil de ses idées
  • D’être interrompu
  • D’être soumis a une question piège
  • D’être attaqué par un adversaire calé
  • De ne pas savoir répondre a une question posée et ainsi passer pour incompétent…..

La liste pourrait s’allonger

Que faire ?

Le mieux est de faire  ce qui suit :

– Anticipez : comment ? en vous préparant un maximum mais sans fièvre. Si vous maitrisez ce dont vous devez parler, vous n’avez aucune raison d’avoir peur.

– Être rationnel : aucun public n’est hostile. Ceux qui vous écoutent veulent vous entendre et pas vous agresser.

– Ne voyez pas le public comme un tout et une masse : chacun est seul face à vous.

– Si vous êtes désarçonné, utilisez l’humour et n’hésitez à reconnaître que vous ne savez pas.

IMPORTANT : Sachez distinguer Personne et Personnage. Vous êtes mort de trac car vous êtes dans votre personne.

Entrez dans votre personnage, celui que vous souhaitez incarner par votre discours : Le Cadre, le Manager, le Syndicaliste…. Vous serez alors beaucoup plus à l’aise.

 En conclusion :

Ne luttez pas contre le trac. C’est en luttant contre lui que vous l’alimentez. Regardez le avec bienveillance un peu comme un indicateur qui vous dirait : Cette épreuve compte, tu dois te surpasser.

Ayez une respiration ventrale, un dos bien droit qui chasse le trac, un regard franc et distribué. Soyez dans l’instant. Ne pensez qu’a votre public et PAS A VOUS.

Si néanmoins vous vous abandonnez à votre peur, prenez des plantes, relaxez vous et méditez avant. La visualisation la veille de l’épreuve vous sera aussi très utile.

Bon courage.

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Je dois faire un discours, comment me préparer ?

Mardi 23 aout 2013

Question :

Je dois faire un discours, comment me préparer ?

Marc, Toulon

Réponse.

Marc,

 

Que vous parliez devant 5 personnes ou 200, les règles sont les mêmes.

Avant de parler, il faut  savoir ce que l’on veut dire, ce qu’on va dire. Autrement c’est partir à l’aventure sans savoir où l’on va.

Vous devez d’abord tenir compte de votre auditoire, de ses sensibilités, de sa sociologie, c’est très important. On ne s’adresse pas de la même façon à une assemblée d’actionnaires qu’on ne s’adresse à des salariés sur le point d’être licenciés.

Vous devez ensuite bien connaitre votre sujet.

Vous devez travailler, vous documenter  sérieusement.

 

Préparez vous

Parler sans préparation, c’est un peu comme prendre la route sans savoir ou l’on va.

Si vous ne maitrisez pas votre sujet, votre public ne vous le pardonnera pas et remettra en cause votre légitimité à discourir sur un sujet que vous ne dominez pas.

Dans l’esprit de grands nombre de gens, un orateur est perçu comme un spécialiste, un expert.

Avant le jour J, entrainez-vous chez vous. Répétez sans notes afin de voir ce qui ne vient pas spontanément, afin de constater vos manques et vos lacunes.

Que faire ?

Nous allons d’abord parler du corps qui est très important.

  • Tenez vous droit, avoir un dos droit vous libérera du trac et placera votre voix.
  • Ne parlez pas tout de suite. Marquez un temps de silence, laissez la salle vous recueillir, vous recevoir. Ne vous jetez pas sur elle. Prenez au moins 10 secondes pour la découvrir. C’est très important.
  • Soyez en lien permanent avec votre public par le regard, distribuez votre regard, regardez chacun, tour à tour
  • Il ne faut pas apprendre par cœur ni réciter, ce qui enlèverait toute vie à votre discours.
  • Le mieux est de tracer un plan qui comportera les étapes de votre discours et apprendre ce plan par cœur..
  • L’utilisation des silences et des pauses dans le discours est très souvent négligé. Le silence, c’est la place de l’autre, faites respirer votre discours par des pauses et des silences.
  • Soyez simple. Ne mettez pas d’enflure dans vos discours.
  • Ensuite, vous devez savoir quel message vous souhaitez faire passer et le transmettre sous la forme d’un slogan si possible.
  • Soignez particulièrement votre introduction et votre conclusion qui sont les points que l’on retient le plus.

 Bon courage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AJAM Maurice, La parole en public, 1939

Mercredi 23 aout 2017

Maurice Ajam, La parole en public, 1939
      Maurice Ajam, 1939

 

Maurice Ajam, ancien ministre et professeur gagne à être connu.

Il nous dévoile, dans la parole en public,  les secrets des orateurs, de ceux qui sont habitués à prendre la parole en public.

Ce livre, écrit en 1929 dégage une fraicheur, une modernité et semble nous dire que l’art oratoire traverse les ages.

l’auteur nous offre à la fois une promenade sur l’histoire de l’art oratoire ainsi que sur ses techniques.

Il ose dégonfler des idoles. Ainsi, des anciens de l’antiquité, il nous dit  » Les anciens ont poussé jusqu’à l’excès l’art de la rhétorique. Il est pourtant difficile de trouver, dans les traités spéciaux de l’antiquité une notion précise des procédés du parleur en public »

Il nous brosse en seconde partie de l’ouvrage le portait de nombreux orateurs avec leurs qualité et défauts et mieux, il nous dévoile leurs procédés  : Bossuet, Cochin, Mirabeau, Danton, Robespierre, Victor Hugo, Gambetta, Poincaré, il nous convie à la table de ces grands talents.

Un livre classique qui nous rappelle que l’art oratoire n’a pas d’age ; il est de tous les temps.

Lien du livre

La magie des 3 C : Clair, Court et Concret.

mardi 22 aout 2017.

toute pensée doit être claire

            tout discours doit être court                    toute pensee doit etre concrète

 

«  Le style abstrait est toujours mauvais, Vos phrases doivent être pleines de pierres, de métaux, de chaises, de tables, d’animaux, d’hommes et de femmes » nous dit le philosophe  Alain 

Un discours est d’autant plus intelligible qu’il remplit ces trois critères :  être clair, car la clarté permet d’aller à l’essentiel. La langue française a cet avantage extraordinaire d’être riche et précise. La clarté est le propre de la langue française. La clarté est  aussi liée à l’articulation. En effet, votre auditoire doit être dans un confort d’écoute, chaque mot, s’il est parfaitement détaché rendra votre parole claire et agréable.

Être court empêche la dispersion et la lassitude de celui qui écoute et décroche face a des discours trop longs et souvent ennuyeux.

Être concret. En effet, les mots doivent faire image, les abstractions n’évoquent souvent rien de tangible ou renvoient à un jargon codé de spécialistes.

L’idéal étant sujet, verbe, complément.

Un bon orateur est toujours clair, court et concret.

Voyons cela en détail.

  • Clair : Vous devez concevoir clairement ce dont vous allez parler. Si c’est brumeux dans votre tête, cela le sera dans vos mots.

Contrairement à l’écrivain, que l’on peut relire si on ne l’a pas bien compris, l’orateur doit être clair d’emblée car si on ne le comprend pas, on ne pourra faire de retour  arrière.

C’est ici que la richesse de votre vocabulaire vous aidera. Avoir un vocabulaire riche vous permettra de mieux exprimer votre pensée, d’être plus précis.

Vous serez comme un peintre ayant une large palette de couleurs.

Certains demanderont, « mais comment avoir plus de vocabulaire ? » C’est  simple, vous devez lire, vous cultiver, le crayon à la main, un dictionnaire à votre portée et aller chercher la signification de chaque mot nouveau.

D’autres diront « mais je n’aime pas lire ». C’est possible. Mais avez-vous essayé ? Commencez par de très simples petits romans ou nouvelles, de préférence des classiques, riches en vocabulaire. Choisissez des livres en lien avec vos gouts. Inutile de lire un roman de science fiction si vous n’aimez que les romans d’aventures ou une histoire d’amour si vous n’aimez que les mémoires de guerre.

Si vous n’aimez vraiment pas lire et ne le souhaitez pas, cultivez vous autrement, écoutez des conférences, aujourd’hui, c’est facile avec internet. Soyez exigeant dans le choix de vos nourritures intellectuelles. Nourrissez-vous de ceux qui ont du vocabulaire afin de l’acquérir pour le transmettre.

  • Court «  Tout ce qu’on dit de trop est fade  et rebutant ;L’esprit rassasié le rejette à l’instant ».( Art poét., ch. 1.)

Soyez court. Évitez les parenthèses, allez à l’essentiel, ne faites pas de détours, de phrases annexes qui nous font perdre de vue la phrase principale.

Il est important pour être compris et agréable à écouter d’être bref. Pourquoi ? Rappelez vous ce que certains journalistes disaient du politicien Michel ROCARD, « Quand il avait terminé sa réponse, on ne savait même plus quelle était notre question ».

Michel Rocard aimait nous promener dans de longues phrases alambiquées, avec des adverbes, des conjonctions de subordination. Nous étions saoulés, cette impression de trop plein, de fouillis, démontrait certes un esprit en perpétuelle ébullition mais sans ordre ni rigueur, tout partait dans tous les sens. C’était trop.

Soyez économe, un peu comme si vos mots étaient précieux comme de l’or. Jetteriez-vous votre Or par les fenêtres ? Ne dites que l’essentiel, avec des mots choisis, des mots précis. En plus d’être écouté et apprécié par votre esprit de synthèse, vous créerez une faim, une attente.

Nous sommes tous extrêmement agacés par les bavards, dans le fond, nous savons que leur parole est souvent du pur bavardage inutile. Ne les imitons pas, réservons le bavardage à nos proches.

Coupons, coupons, retranchons tout mot inutile, toute redondance, et comme le disait Scribe : « Ce qu’on supprime n’es jamais sifflé « 

Mettez des images dans vos mots

  • Concret :   » Une image vaut mille mots «  ( Mao)

C’est l’importance des images qui va frapper les esprits et exciter l’imagination) Tout doit prendre des couleurs et paraitre vivant, réel. Une image doit se dessiner dans l’esprit de l’écoutant.

Pourquoi ? Car ce que l’on voit marque plus que ce que l’on entend.

Exemple : Si je dis : « Paul a sorti la grosse caisse pour annoncer son mariage », c’est plus parlant que si je dis ; « il a envoyé de très nombreux faire-parts pour annoncer qu’il se mariait ».

Utilisez des phrases déclaratives simples (sujet verbe complément). Dire : « Suzanne  mange des fraises » est bien plus parlant et percutant que : « Elle mange des fruits » ou au lieu de « L’éblouissante et jolie jeune femme et son mari incroyablement pauvre s’avançaient sur la très ancienne route », vous devriez être plus direct et dire « La dame et son mari marchaient sur la route. » Remarquez que la seconde version a plus d’impact. On voit le couple sur le chemin, on a une image. On a retiré les détails inutiles qui nuisent à la clarté.

Retirez toutes les conjonctions, tous les adjectifs et adverbes, particulièrement les superlatifs.

Évitez autant que possible tout mot abstrait.

Dire « l’église » aura toujours plus d’impact que dire «  le bâtiment religieux »

Pour paraître plus puissant, utiliser des métaphores (appelées aussi tropes ou figures de rhétorique). Elles sont très nombreuses (on en dénombre une centaine) et  on les utilise afin de donner de la vie à ses mots.

Il s’agit pour les tropes d’un processus de substitution, nous disons un mot pour en dire un autre.

Si je dis « il s’est battu comme un lion » (comparaison), ma phrase est puissante car le lion incarne la force. Cette phrase a plus d’impact que si je dis «  il s’est battu avec bravoure ou avec force »

Les figures sont si nombreuses qu’il n’est possible que d’en citer quelques unes, les plus utilisées.

Utilisez les pour rendre vos discours forts et puissants, mais comme pour les images, avec parcimonie et toujours à dessein.

Les principales figures de rhétorique

L’antiphrase : elle consiste à dire le contraire de ce qu’on pense, tout en montrant qu’on pense le contraire de ce qu’on dit. Ex. « Bravo, c’est du joli !».

La personnification  attribue des qualités humaines à des objets, des choses ou des états « La paresse me prenait par la main chaque matin »

L’allégorie   consiste à représenter une idée de façon imagée.

 « Une femme aux yeux bandés tenant une balance : allégorie de la Justice »,

« La Colombe et le rameau d’olivier : allégorie de la Paix. »

 L’euphémisme : il consiste à remplacer une expression par une expression atténuée pour en diminuer la violence ou la force. Ex: «s’en aller », « disparaître » à la place de « mourir »……

La beauté est toujours simple.

Notre langage n’a cessé de se complexifier. Nous avons oublié à quel point la simplicité est profonde. Avoir des phrases simples, courtes, avec des images fera de vous un orateur rare, recherché et précieux. Car on comprendra parfaitement ce que vous dites, vous serez accessible. Votre univers sera vivant et humain. Il fera bon chez vous, car nous serons dans la vie vraie. 

Attention cependant à ne pas abuser des images, il faut les utiliser avec parcimonie sans quoi vous risquez de passer pour un orateur recherchant l’effet.

Car rappelez vous que la grandiloquence n’est pas l’éloquence.

FIN

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Veni vidi vici ou la règle du trio gagnant en art oratoire.

Vendredi 18 aout 2017

 

« Thèse, antithèse, synthèse », « liberté, égalité, fraternité », « bleu blanc rouge », « au nom du père, du fils et du saint esprit » «  le beau,  le bien, le vrai » «  Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », « Sexe, drogue et rock’n’roll roll », « passé, présent, avenir », « sujet, verbe, complément »… Nous pourrions prolonger la liste.

L’art oratoire est régi par le nombre 3 qui incarne la synthèse, l’équilibre, la 3ème voie.

Pourquoi la règle de trois est si pertinente en rhétorique 1 ?

Probablement car elle nous rappelle la règle du syllogisme.

le syllogisme est un raisonnement logique à deux propositions (également appelées prémisses) qui amènent à une conclusion. Par exemple, Tous les hommes ont étés des enfants, or Georges est un homme donc Georges a été un enfant est un syllogisme ;

les deux prémisses (dites « majeure » et « mineure ») sont des propositions données et supposées vraies, le syllogisme permettant de valider la véracité formelle de la conclusion  : Tous les hommes ont été des enfants.

Dans les discours, cette règle rhétorique fait mouche car nous sentons sa logique profonde. Et cela, même en dehors du syllogisme, appliquer la règle de trois pour les arguments ou simplement les adjectifs percute.

La sainte trinité du verbe.

C’est le Général de Gaulle à Montréal qui dit à son auditoire : «  J’ai constaté quel immense effort de progrès, de développement et d’affranchissement, vous accomplissez

La règle de trois peut être plus efficace encore si elle opère un crescendo et qu’à la forme s’ajoute le fond.

Ici, Cyrano de Bergerac, dans la tirade pour décrire son nez qui est très long, opère un crescendo, il utilise la règle de trois et nous dit : « c’est un roc, un cap, une péninsule ».

Vous pouvez alors, afin d’être percutant, réduire vos remarques en 3 adjectifs.

Exemple : Plutôt que de dire : «  Ce rapport est plein de lacunes, il y manque de nombreuses données et certaines sont mêmes erronées. » dire   : «  Ce rapport est bâclé, incomplet et mensonger » aura plus d’impact.

Utiliser la règle de trois a d’autres vertus. Cela nous permet de nous limiter dans nos énumérations qui sont souvent longues et ennuyeuses, cela structure notre pensée comme c’est le cas pour l’écrit avec la thèse antithèse, synthèse.

De plus, cela est agréable à l’oreille qui a une impression de juste mesure, un sentiment de ni trop ni trop peu.

Le nombre 3 a quelque chose de profondément rassurant. Il nous sort du dualisme : je pense blanc, l’autre pense noir et voila le magique 3 qui nous dit gris et met tout le monde d’accord. Sa légitimité s’appuie davantage en cela qu’il nous sort du manichéisme noir blanc.

La troisième voie, le 3ème homme sont toujours des recours, des solutions miracles quand tout semblé bouché.

Nous pouvons aller plus loin en constatant qu’en rhétorique, la règle de trois s’applique à d’autres domaines de l’art de bien parler.

Le trois sort du dualisme et du manichéisme, il est gage d’équilibre.

Cicéron définit au nombre de trois les qualités d’un bon orateur :

L’ethos  C’est la carte d’identité de l’orateur. Qui est il  ? Quelles sont ses compétences pour s’exprimer ? Pourquoi parle-t-il ? Quelle est sa légitimité ? La confiance liée à l’honnêteté de l’orateur constitue l’éthos. Si vous n’avez pas confiance en un orateur, parce que vous pensez qu’il est malhonnête, vous n’allez pas l’écouter, même s’il parle bien. L’honnêteté de l’orateur est la plus efficace des preuves.

Le logos : C’est le nombre d’arguments logiques. La capacité à les défendre.

L’orateur doit ordonner ses arguments.

Le mieux est de varier les arguments : un argument d’autorité : « Tel grand personnage a  dit », puis un argument chiffré, et enfin un argument affectif.

Le pathos : C’est l’ensemble des sentiments et passions sur lesquels l’orateur va jouer.

Quand quelqu’un va vous demander de l’argent dans la rue, il va jouer sur votre pathos. Il ne va pas vous dire : « Donnez-moi 50  centimes car vu vos vêtements cela ne doit pas être grand-chose pour vous.

Il vous dira «  j’ai 2 enfants qui grelottent, je n’ai pas mangé depuis hier ».

Le pathos est l’ensemble des émotions de votre public.

Avoir une prestation  réussie, c’est être capable de remplir le triple contrat de l’Ethos, Logos et le Pathos,  les trois mousquetaires de l’orateur.

Mais continuons,

De même il existe trois genres de discours oratoire :

– le  délibératif : lorsque nous voulons persuader ou dissuader

– le démonstratif. : Qui a pour objet la louange ou le blâme

– le judiciaire : lorsque nous accusons ou défendons

Plus encore, la rhétorique se divise en trois parties :

l’invention : C’est l’amorce du discours, l’entrée en matière

la disposition : qui organise le plan du discours, c’est le corps du discours

l’élocution : c’est la mise en forme du discours : figures de style, images…..

Ainsi, lorsque vous voulez vous exprimer, qui plus est devant un auditoire, ayez à l’esprit le « jamais deux sans trois » et pour être tout a fait complet, utilisez une dernière règle, celle de la magie des 3 C : soyez clair, court et concret  Je dis que je vais le dire, je le dis, je dis que je l’ai dit.

FIN

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1   rhétorique

 

 

 

 

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