Pourquoi il faut lire des livres anciens.

Jeudi 2 novembre 2017

Phrase résumé de l’article : Nous avons trop souvent un a priori défavorable à l’égard des livres anciens. Nous souhaitons, par cet article, démontrer que non seulement les bons livres anciens n’ont pas pris une ride ; mais que mieux, ils ont de nombreuses choses à nous apprendre, particulièrement dans l’art oratoire.

Victor Hugo disait : “Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas.”

Cette analogie affirme que la lecture nourrit l’esprit, et plus,  que si l’esprit n’est pas nourri par la lecture, il s’amoindrit.

Qu’en est-il ? Pourquoi lire et surtout que lire ? Si un grand nombre de spécialistes reconnaissent les bienfaits de la lecture, peu s’attardent à nous donner des conseils sur le choix des auteurs que nous devons lire. Tout au plus avons-nous des conseils de lecture mais toujours dans une thématique bien précise.

Il est assez troublant lorsque nous visitons une bibliothèque publique de constater que les rayons sont pleins de livres contemporains, cela, alors que les auteurs du passé sont si nombreux.

Seraient ils perçus comme dépassés et poussiéreux ? Ont-ils encore des choses à nous dire dans un monde qui n’a plus rien du leur ou devons nous nous contenter de lire ceux qui vivent dans la même époque que la nôtre ?

Pourquoi se limiter à la lecture de ses contemporains ?

Avant tout, rappelons les immenses bienfaits de la lecture.

  • La lecture nous oblige à être concentré et attentif.
  • Elle fait travailler notre mémoire. C’est la raison pour laquelle il fut pendant si longtemps conseillé de lire les romans de Balzac tant ses livres étaient pleins de personnages. Il était nécessaire de se souvenir de tous les personnages pour la bonne compréhension du texte.
  • La lecture stimule notre cerveau
  • Elle nous permet de pénétrer dans l’univers et la pensée de grands écrivains.
  • Elle nous instruit et nous offre de gagner un temps précieux dans de nombreux apprentissages.
  • Elle développe notre imagination.
  • Elle élargit notre pensée par l’apport de la pensée de l’auteur.
  • Par effet de contagion, elle nous aide à trouver des idées, idées que nous n’aurions pas eues sans la rencontre avec l’auteur. Le mélange entre notre esprit et celui de l’écrivain apporte alors des combinaisons nouvelles et inédites.
  • Elle enrichit notre vocabulaire et par conséquent notre pensée puisque nous pensons avec des mots.
  • Elle enrichit aussi votre syntaxe et plus encore sa musicalité si nous lisons de la poésie.
  • Elle nous aide à bien écrire.
  • Elle nous donne une meilleure orthographe.
  • Elle fait de nous de meilleurs orateurs, puisque nous parlons mieux et avec plus de mots et une meilleure syntaxe. Notre expression orale ainsi enrichie pourra alors, booster notre carrière.
  • De plus, contrairement à ce que l’on peut lire sur internet, un livre, même électronique a une mémoire. Cela signifie que nous pouvons l’annoter et y revenir ce qui n’est pas le cas de ce que l’on peut lire sur les réseaux sociaux ou sur internet. Ces lectures sont aussitôt oubliées.
  • Les livres nous renvoient a des bibliographies, ce qui est toujours enrichissant car cela est toujours une liste de conseils de lecture de l’auteur, qui ne pourra qu’enrichir et compléter notre lecture.

Mais pourquoi est ce si important de lire des livres anciens alors que nous en avons déjà tant parmi nos contemporains qui traitent bien davantage de tous les thèmes qui nous intéressent ?

Il est vrai que nous lisons naturellement les livres de nos contemporains. Nous voulons avoir le sentiment d’être en phase avec l’auteur. Plus, si nous lisons des guides ou des conseils sur un thème contemporain.

Nous sommes rarement attirés par les auteurs du passé et voyons les écrits de nos contemporains un peu comme des ouvrages actualisés et optimisés.

Qu’en est-il ?

Se nourrir de l’esprit des grands.

Victor Hugo très jeune, lorsqu’il comprit qu’il voulait devenir écrivain recopia des pages entières des auteurs Grecs de l’antiquité, voulant s’inspirer de leur génie.

Jean Sébastien Bach recopiait aussi des partitions de ses maitres des heures durant.

Tous les grands peintres copiaient des œuvres anciennes.

Cela afin d’intégrer les succès de leurs ainés, leur esprit, leurs méthodes.

Le passé semblait alors une source sure et inépuisable. Et il est certain que dans tout apprentissage, nous apprenons d’une personne qui a appris d’une autre et ainsi de suite remontons l’échelle du temps.

Mais quels auteurs  choisir et comment les choisir ?

La sagesse populaire nous rappelle que « le temps ne respecte pas ce qu’on fait sans lui ».

Cela signifie que c’est le temps qui est le bon baromètre de la qualité.

L’actualité nous ment : Des intérêts immédiats, des copinages peuvent mettre en avant des auteurs, des livres qui ne sont pas bons. Le temps les balaiera  lorsque ceux qui avaient un intérêt propre à les défendre et les promouvoir ne seront plus.

C’est ainsi que les grands auteurs que nous aimons lire avaient a leur époque, des concurrents souvent bien plus admirés et lus, et aujourd’hui oubliés et souvent même inconnus.

Ceux qui sont restés sont les bons. Pourquoi ?

Car nous avons du  recul, l’opinion n’étant plus reine nous savons alors vers qui nous tourner. Leur œuvre et leur esprit ont  résisté au temps et à l’usure précisément car ce qu’ils nous disaient était vrai de tout temps.

Ensuite pour une autre raison, celle de la dégradation de notre niveau.

Il n’y a même pas de débat pour dire que notre époque a perdu beaucoup de savoirs, de culture.

Une étude récente a soumis à divers groupes d’enfants de 10 ans une dictée de 1964.

Cette dernière donnée à des enfants du même âge enregistrait en moyenne 3 fautes à l’époque. La même dictée, un peu plus de 50 ans après, enregistre près de 5 fois plus de fautes.

A qui la faute ? Avant tout à l’éducation de masse, qui bien que partant d’un très bon sentiment et de desseins nobles et égalitaires a fait chuter le niveau de l’enseignement. Cela est logique dans la mesure où mélanger des niveaux faibles à des niveaux élevés et moyens ralentit le rythme et la qualité du travail. Les exigences ont ainsi, d’années en années étaient abaissées, cela, afin de permettre au plus grand nombre de maintenir un niveau acceptable.

L’élitisme et l’excellence sont ainsi apparus comme étant bourgeois, rétrogrades et inégalitaires, ce qu’est précisément l’élitisme par essence.

En voulant tout mettre au même niveau : Balzac et la Bd, le RAP et Victor Hugo, nous avons cessé d’aller vers les grands auteurs et ainsi de nous alimenter a leur pensée si riche.

Leur pensée était précisément riche car elle était nourrie. Nourrie de l’apport d’auteurs qui les avaient précédés.

C’est parce qu’ils acceptaient l’idée de hiérarchie que ces auteurs se nourrissaient de ceux qui étaient plus savants qu’eux. Ils ne recherchaient nullement un quelconque égalitarisme qui  aurait maintenu tout le monde au même niveau.

Cet abaissement contemporain du niveau est d’autant moins acceptable que bien souvent, ceux là mêmes qui souhaitent nous détourner des savoirs classiques et des belles lettres sont ceux qui en ont bénéficié et ont étudié dans les meilleures écoles.

Comment renouer avec ces bonnes pratiques perdues sans boussole pour nous guider ?

Il faut privilégier la qualité.

Pour ceux qui pensent qu’ils n’aiment pas lire et qui, plus encore, n’aiment pas les livres du passé, nous pouvons leur dire qu’ils se trompent. Nous pensons que nous n’aimons pas lire pour deux raisons principales :

– soit nous n’avons jamais pris l’habitude de lire et par conséquent ne connaissons pas les plaisirs de la lecture.

– Soit nous avons été dégoutés par des lectures contraintes et contraires à nos gouts.

C’est là que nous touchons un point essentiel. Il faut choisir ses lectures et les bien choisir.

Il est inutile de lire de la science fiction si vous n’aimez que les romans d’amour ou de lire des romans policiers si vous aimez la littérature ou l’Histoire.

Ainsi, il faut choisir de manière particulièrement fine ses lectures et surtout ne pas insister lorsque l’on n’accroche pas avec les premiers chapitres. Inutile de s’infliger les 50 premières pages d’un livre que l’on juge mauvais ou ennuyeux.

Il faut surtout lire ce que l’on aime et ne surtout pas croire que lire un ouvrage sans lien avec ce qui nous intéresse ne nous apportera rien. Rien n’est plus faux. Car «  Rien ne perd et que tout se transforme » comme le rappelait le savant  Antoine Laurent de Lavoisier.

Lire un bon roman pourra éclairer des situations que vous vivez, résoudre un drame que vous traversez, vous apporter des points d’éclairage que vous ne voyiez pas, et ce, même si vous êtes éloigné de votre thématique.

Ce n’est pas pour rien que l’on disait que dans  Balzac, il y avait toute la vie.

Car cet immense romancier avait tout exploré : des bas fonds à la haute bourgeoisie, il avait scruté les mœurs, les attentes, les ambitions,  les souffrances et les drames de tout un chacun. Lorsqu’on le lisait, on retrouvait alors les ressorts de sa petite vie, de son quotidien, de ses joies et de ses peines scrutés à la loupe et on se sentait mieux compris de cet immense écrivain que de sa propre mère.

Si vous lisez des livres anciens, vous deviendrez  une personne cultivée et recherchée, votre esprit et votre intelligence grandiront et vous amèneront des réussites dans biens d’autres domaines de votre existence.

Il faut être en phase avec ce que l’on est et ce que l’on recherche, cela afin que la connexion magique entre l’auteur et soi se fasse.

Nous devons voir un livre comme un merveilleux outil qui nous permet d’avoir une conversation avec l’esprit de l’auteur. Plus l’esprit de l’auteur est cultivé et fin, plus nous en retireront de nourriture qui pourra alors nous enrichir. Et comme il est entendu que les auteurs du passé avaient des lettres que nous avons perdues, de la culture que nous jugeons élitiste et dépassée, nous devons nous abreuver à leurs sources. Ce sont des sources sures.

L’intérêt de lire des auteurs du passé ne s’arrête pas la. Nous avons vu que le recul et la caution du temps passé nous donnent une juste note de la qualité d’un auteur.

Comment se fait la magie de la rencontre entre l’auteur et le lecteur ?

L’alchimie de la rencontre auteur – lecteur

Nous avons vu plus haut comment et pourquoi il nous est conseillé de lire. Nous devons ajouter un élément essentiel et pourtant peu détaillé. Lorsqu’on nous dit qu’il faut lire, on laisse trop entendre que la lecture est un remplissage : en lisant Victor Hugo, je me remplis de Victor Hugo. La démarche de lecture semble alors assez passive : je reçois, certes l’esprit d’un grand auteur, qui pourra m’enrichir par ses connaissances et ses réflexions, mais je suis passif, je ne fais que prendre. Telle est souvent la croyance que nous avons sur ce qu’est la lecture.

Il n’en est rien. Les choses ne se passent pas ainsi lorsque nous lisons.

Ce n’est pas l’esprit de x qui va remplir le vase neutre de y.

C’est la magie d’une rencontre : l’esprit de l’auteur va se mélanger à celui du lecteur et ce mélange va donner quelque chose de nouveau, d’inédit, un peu comme une troisième personne qui sera née de cette rencontre auteur- lecteur.

Le comédien Fabrice Luchini, grand lecteur de Céline, l’a dit et redit : « Céline a bouleversé ma vie, je n’étais pas moi avant lui ».

Pourquoi ? Comment ? Car notre filtre n’est jamais neutre. Nous lisons avec notre vécu, notre expérience, notre sensibilité, nos croyances,  et ce que nous lisons aura un effet sur nous qui ne sera pas le même que sur un autre lecteur, que sur un autre esprit.

Le meilleure des preuves en est que lorsque nous relisons des livres que nous avons lu des années avant, nous ne le recevons plus de la même façon, car nous avons changé. La magie du mélange opère toujours mais l’esprit de l’auteur se mélange  à un autre moi et le ressenti n’est pas le même.

Lorsque l’on comprend cela, on ne perd pas une occasion de lire, non pour se remplir passivement mais pour se transformer. Pour murir, s’enrichir et développer son intelligence grâce à l’apport d’une autre intelligence. C’est ainsi que la lecture fait que 1 + 1 = 3. L’esprit du lecteur qui se mêle à celui de l’auteur donne naissance à un autre esprit, transformé par cette rencontre entre deux esprits différents.

C’est la raison pour laquelle nous pouvons affirmer que la lecture est une action. La lecture développe notre intelligence, notre compréhension du monde. Elle nous ouvre des univers insoupçonnés.

Pourquoi nous négligeons les auteurs du passé.

Les amoureux des grands auteurs du passé ont souvent les mêmes éloges :   Ils étaient grands, ils savaient dire. Ils savaient nous remuer, nous émouvoir, nous chavirer. A les lire,  on avait des émotions, des sensations, des frissons.  On était emportés, dérangés, chamboulés, et même retournés. Ils savaient nous convaincre. En les lisant, on retenait son souffle, on se sentait vivants.

Alors, est-ce vrai ? Qu’en est-il exactement ? Nous possédons tous ces écrits dont certains datent de deux millénaires. 

Cependant, nous sommes tentés d’aller vers nos contemporains, comme si ces auteurs étaient poussiéreux, dépassés, caducs, obsolètes.

Et pourtant.

Quel écrivain pourrait aujourd’hui, sans nos moyens techniques, écrire des volumes entiers comme le firent Balzac ou Hugo, auteurs prolifiques à souhait ?

Qu’avaient ils donc de plus pour être encore connus et reconnus souvent des siècles après leur mort ?

S’ils étaient uniques dans leur personnalité, et tous différents,  ils avaient tous  certaines qualités en commun. Des qualités si simples et si accessibles que plus personne ne s’y intéresse vraiment aujourd’hui.

Ils avaient de la culture, ils avaient des lettres. Pas forcément une érudition savante mais un savoir, une connaissance profonde et honnête. Ils étaient tous de grands lecteurs. Ils étaient aussi, simples et directs. Leurs phrases étaient  pleines de pierres, de bâtiments, de chevaux, d’hommes, de ponts, de maisons, de femmes et d’enfants. Ils n’employaient ni mots étrangers ni mot abstrait et l’hypocrisie, l’autre mot du politiquement correct n’avait pas cours dans leur bouche ni dans leur époque. Ils étaient francs et vrais et c’est pour cela qu’ils nous touchaient même lorsqu’ils étaient odieux. Et c’est pour cela qu’on les aimait.

Nous les négligeons car nous les croyons au dessus du lot. Nous les jugeons aussi avec les yeux de notre monde et de notre époque. Nous les pensons à tort compliqués, employant un langage savant, un vocabulaire sophistiqué.

C’est faux. Ils sont simples au contraire, mais simples et profonds.

Et lorsque nous croyons les négliger ou ne pas les aimer, là encore, nous nous trompons.

Nous devons réconcilier modernes et anciens

Lorsque nous sommes fascinés par des auteurs modernes et contemporains, notre étonnement est de constater que malgré la modernité qu’ils affichent et revendiquent, ils se réclament sans toujours le souligner de maitres à penser du passé.

C’est ainsi que dans le développement personnel, secteur très en vogue et oh combien utileet nécessaire, les références vont nous vanter des auteurs anciens :

De même,  dans le domaine de la richesse et de l’argent, Napoléon Hill, né en 1883 est considéré comme le Pape de la réussite financière.

Dans le domaine de l’art oratoire, Dale Carnegie et son petit livre : comment parler en public, est vu comme la bible de la prise de parole en public. Il est né en 1888.

Les économistes se réclament d’hommes nés au 19 ème siècle et même avant (Hayek, Adam Smith). Il en est de même de la science ou les écrits de Pasteur ou d’Einstein sont enseignés dans toutes les grandes universités. En mathématique et en littérature, les maitres du passé sont ceux des écoliers d’aujourd’hui.

Si les anciens que nous admirons tant étaient si grands c’est parce qu’ils ne craignaient pas de s’abreuver à des sources plus lointaines encore, conscients de n’être qu’un maillon de la chaine éternelle du savoir. S’ils se nourrissaient aussi d’auteurs anciens, c’était pour mieux se nourrir, dans le but au moins d’égaler, sinon de dépasser ceux qui les inspiraient.

D’ailleurs, le plagiat, loin de les effrayer, les flattait. Etre copié ou repris était la preuve qu’on était bons.

Nous sommes orgueilleux et pensons que le monde commence avec nous. Nous nous trompons, nous somme des êtres de culture, des êtres de savoir. C’est parce que nous avons eu la chance de recevoir la transmission de ceux qui nous ont précédés que nous allons le transmettre à notre tour. Nous serons alors plus fort et plus savant car nous auront la chance d’avoir à la fois, le savoir du passé mais aussi celui d’aujourd’hui. Nous pourrons bénéficier des fruits de l’expérience de ceux qui nous ont précédés. Nous connaitrons les leçons de leurs échecs. Nous éviterons les pièges qu’ils nous dévoilerons. Et nous ferons mieux car nous seront éclairés de leurs déboires, renseignés de leurs conseils, affermis de leurs connaissances.

Les anciens nous parlent et c’est si vrai que nous ne cessons de voir des reprises des grandes œuvres : au cinéma, dans la littérature, au théâtre. Nous ne cessons d’honorer nos anciens.

Ne passons pas à côté de ces géants qui ont eu l’humilité de s’instruire de leurs ainés. N’ayons pas peur de nous perdre en nous abreuvant à l’esprit d’un autre, mort depuis longtemps. Bien au contraire, de cette union des esprits naitra une connaissance tierce, unique et originale qui ne sera pas la même que si l’auteur s’était mêlé à l’esprit d’un autre.

Nous vivons une époque formidable ou nous avons accès à toutes les bibliothèques, a un savoir numérisé, multiplié, partagé, traduit et transmis ou l’on peut, en un clic, lire une œuvre vielle de 2000 ans. Ou l’on peut retrouver le souffle et l’esprit de ceux qui ont, comme nous, réfléchi et pensé sur des sujets qui nous intéressent et que nous voulons approfondir. Ce priver de leurs recherches et de leurs travaux serait une bien grande perte.

Alors aujourd’hui que nous avons la chance d’avoir, grâce à notre technique un accès large au travail de ces grands auteurs du passé, ne les regardons plus comme désuets ou dépassés mais osons, comme l’a si bien dit Bernard de Chartres, «  grimper comme des nains sur leurs épaules de géants », afin d’allier  notre technique à leur talent pour aller, si notre nature le veut et nous le permet, aussi  haut, aussi loin qu’eux et mieux, plus haut et plus loin qu’eux.

Fin

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